Shoshin : l'Esprit du débutant…

Posséder l’esprit d’un débutant signifie pratiquer chaque jour comme si celui la était le premier. Avec enthousiasme, avec le désir de découvrir de nouvelles choses, et prendre tout ce que l’on nous « donne » que ce soit d’un Sempaï, ou d’un Kohaï.

L’objectif dans la pratique est de garder l’esprit pur du débutant pour pouvoir continuer à progresser sans cesse.

L’esprit du débutant est très difficile à conserver. Shoshin implique d’avoir un esprit ouvert, prêt et libre. « L’esprit du débutant » présente de nombreuses possibilités d’intégrations, semblable à une éponge, prête à absorber tout ce que l’on lui soumet.

Shoshin est une attitude nécessaire pour pouvoir continuer à progresser dans la voie, notamment celle du Budo. Celle-ci englobe la sincérité, la modestie, l’humilité, l’ouverture, la patience,  la maîtrise de soi, , elle est dépourvue de préjugés et de discrimination.

Cependant, Shoshin n’est pas seulement l’état d’esprit requis pour le débutant, mais doit être présent à toutes les étapes de la formation. La manifestation de Shoshin varie donc selon que l’élève soit débutant, intermédiaire ou avancé dans sa pratique. C’est aussi ce que l’on peu appréhender comme « No-Mind » – la non pensée – le Ku (le vide).
Comme le dit Jaff Raji dans le slogan de son école Ecole de Budo RAJI Internationale,  » A state of mind » – Un état d’Esrprit –

C’est l’aboutissement de la voie du Budo. La volonté de coller à l’esprit du débutant est une clef d’adhésion à l’étude de toute Voie (martiale, artistique…). Pour garder un  bon shoshin, il faut prendre garde à  l’orgueil et la présomption ce que l’on peut entendre par l’EGO, plus familièrement « prendre la grosse tête ».

Il est vital de maintenir une auto-réflexion (remise en cause partielle) tout au long de son évolution (cf. art. « enseigner l’aikido, un choix, une vocation, une passion…« ).

Perdre son Shoshin signifie l’arrêt de son évolution. Si l’arrogance est la principale cause de la perte de son Shoshin, modestie et humilité, ses pendants, sont nécessaires à son maintient.

A un Esprit juste celui qui reconnaît la distance à parcourir,  qui connait l’existence des choses au-delà de la réalité elle-même, tout en continuant sur le chemin du développement, de sa propre voie.

La réflexion et la compréhension de la nature humaine s’approfondit. Il y a encore une grande influence des idées médiévales dans toute la tradition des formes d’art japonais, y compris le Budo et dans la conscience japonaise d’aujourd’hui.
Il était, et est important de prendre conscience que le chemin est long et difficile, il faut l’aborder pas à pas, et sortir des chemins tracés, revenir sur ses pas pour avancer plus vite et en se construisant de bonne base.

Prendre le temps d’admirer le paysage, savourer les couleurs, les odeurs de la nature du chemin que l’on emprunte, prend du temps mais s’assurer des racines, des bases. Alors que prendre une autoroute sans prêter attention à ce qui nous entoure, donne l’illusion d’aller plus vite, mais sans aucun souvenir auquel se rattacher pour reprendre la voie qui est la sienne.

Shoshin-o-wasurezu : «Ne pas oublier l’esprit et l’humilité du débutant. »

Fabrice & Patrice de aikidoblogtrotter.

Fermer le menu
tristique porta. vel, leo diam ut luctus amet, Curabitur id leo. quis